LES REFUGIES JUIFS EN HAUTE-VIENNE

VISAGES ET HISTOIRES

Présentation

Le projet

Enseignante d’histoire-géographie et de lettres, je consacre mes recherches depuis vingt ans aux réfugiés juifs en Haute-Vienne. Redonner un nom, un visage et une humanité aux déportés « sans retour » est au cœur de cette quête.

La démarche

Mon travail s’inscrit ainsi dans une démarche micro-historique, fondée sur l’étude des trajectoires individuelles, afin de faire dialoguer la « petite » et la « grande » Histoire. Il contribue également à révéler le visage et le destin de ces hommes, ces femmes, ces enfants, les préservant ainsi d'un risque d’oubli définitif.

Une enquête historique de vingt années

L’enquête initiale, socle de ce site, est centrée sur les 102 Juifs étrangers arrêtés en Haute-Vienne lors de la rafle du 26 août 1942. Internés au camp de Nexon, puis transférés à Drancy avant leur déportation à Auschwitz, leurs parcours sont aujourd’hui intégralement reconstitués et présentés ici.

Cette étude repose sur un travail de longue durée fondé sur le croisement d’archives locales, nationales et internationales, ainsi que sur des échanges précieux avec des témoins et des familles.

Par ailleurs, le site s’enrichit progressivement de recherches consacrées à d’autres trajectoires de personnes arrêtées et déportées en Haute-Vienne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Prolongements et collaborations

Ces recherches ont notamment donné lieu à la publication d’une biographie, ainsi qu’à des contributions à des projets documentaires et à des articles publiés en Allemagne.

Réalisations Fanny Dupuy

En savoir plus sur mes travaux et collaborations

Remerciements et hommages

Ce travail, tout comme ce site, n'existerait pas sans le soutien et la confiance de personnes exceptionnelles.

Mes pensées émues vont d'abord vers mes amis aujourd'hui disparus, témoins et survivants de la Shoah :

Leo Bergoffen (convoi 27) et sa compagne Odette.
Nathan Ben Brith (convoi 27), avec qui j'ai mené un travail conjoint de plusieurs années (publication de ses mémoires avec le soutien du FMS).
Eva Kanner, fidèle correspondante. Norbert et Frieda, en hommage à leur mère Sarah Rosenblum (convoi 26).

Je remercie chaleureusement pour leur aide et leurs encouragements : Alexandre Doulut (conseils avisés et soutien décisif), Serge Klarsfeld (encouragements et accès à son fonds photographique), Sabine Herrle (collaboration autour des parcours familiaux), Emmanuel Baroulaud (archiviste de Saint-Junien).

Ma gratitude va également au personnel des Archives départementales de la Haute-Vienne, ainsi qu’aux historiens et chercheurs L. Schram, K. Hazan, B. Reviriego, B. Pommaret, M. F. Greminger, C. Penot, C. Moreigne. Je remercie enfin Jean-Pierre Stroweis pour la mise en ligne de ces parcours sur le site du Mémorial des Juifs déportés de France.

Enfin, je remercie les familles qui m’ont accordé leur confiance et avec lesquelles j’ai pu collaborer au fil de ces recherches.

Transmission et Ressources

En tant qu’enseignante, je suis attachée à la transmission de l’histoire de la Shoah. Je propose une sélection d’outils et de pistes pédagogiques regroupés dans un espace dédié :

Accéder à l'espace Enseigner la Shoah

Échanger et contribuer

Si ces recherches vous intéressent, vous pouvez prolonger la réflexion ou échanger autour de ces questions sur notre groupe dédié.

Rejoindre le groupe d’échange sur Facebook

Propriété intellectuelle

Ce site est un espace de partage, mais ses contenus sont le fruit de plus de vingt années de recherches historiques personnelles. En citant vos sources, vous respectez la rigueur de ce travail.

Source : toute citation (soumise à autorisation préalable) doit mentionner : Fanny Dupuy – refugiesjuifs87.fr.
Reproduction & Photos : soumises à autorisation et droits spécifiques.

Bonne lecture,
Fanny Dupuy

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Commentaires

Cet article a 4 commentaires

  1. Hankel

    Bonjour Fanny,
    Je suis également prof au lycée Maine de Biran de Bergerac. On a découvert l’existence d’un orphelinat juif au sein du lycée entre 40 et 43. Je trouve nombre de nos orphelins dans tes listes et je serais interressé d’échanger davantage avec toi pour tenter de contacter des survivants voir leurs familles….

    Cordialement
    Rainer-Maria Hankel

  2. refugiesjuifs87

    Ne pas hésiter à me contacter avec l’adresse e-mail suivante: réfugiesjuifs87@gmail.com, puis on pourra certainement échanger ensuite avec plaisir,

    Cordialement,

    Fanny Dupuy

  3. PRESSNITZER Patrice

    Bonjour,
    Je suis comme bon nombre de personnes à la recherche de traces supplémentaires sur l’histoire des réfugiés juifs en France et notamment celles de ma famille paternelle. Je possède quelques témoignages sur ma grand-mère, Fanny PRESSNITZER née WASSERSTOM qui ont déjà été exploités par des historiens. Je suis évidemment preneur de traces nouvelles laissées dans des registres ou autres documents. La famille WASSERSTROM a laissé quelques unes de ces traces, ce qui est moins le cas du mari de ma grand-mère, Adolf PRESSNITZER (mon grand-père en résumé). Si jamais cette petite bouteille que je lance dans l’océan de l’oubli pouvait viser juste, ce serait bien…
    Patrice PRESSNITZER
    patrice_pressnitzer@orange.fr

  4. PRESSNITZER Patrice

    Bonjour Fanny,

    Tout d’abord, bravo pour votre merveilleux travail : il est fastidieux et nécessaire. A l’heure d’un certain oubli, il est important que des historiens et chercheurs continuent à explorer cette partie de l’Histoire. Même la petite Histoire compte, surtout si elle concerne des réfugiés étrangers venus en France pour fuir les persécutions nazis…

    Je suis comme vous professeur de Lettres-histoire et j’enseigne dans un petit établissement des Hautes Alpes, à Embrun. Je n’ai jamais cessé depuis le début de ma carrière en lycée professionnel d’enseigner la Shoah. Et plus les années ont passé et plus j’y ai accordé de la place dans mes heures de programme.

    Comme vous, ma grand-mère s’appelait Fanny. J’ai pu recueillir quand je n’étais qu’un jeune étudiant un peu naïf son témoignage à la demande d’un professeur de faculté. Celui-ci a été exploité par des chercheurs, je pense. Je sais que sa famille a été déportée et votre site confirme bien l’arrestation puis la déportation de ses parents, Henny et Selig WASSERSTRAUM. Par contre l’histoire de son mari, Adolf PRESSNITZER, est beaucoup plus mystérieuse. Mon grand-père, très débrouillard et sans doute méfiant, est toujous passé entre les mailles du filet. Après la guerre, je sais qu’ll ne parlait jamais de cette période douloureuse et préférait répondre par dérision quand on l’interrogeait. Pourtant je sais également que trois membres de sa famille ont été arrêtés, déportés à Drancy puis à Auschwitz.

    Vous comprendrez aisément les raisons de cette recherche du passé en partie perdu. Peut-être que par votre intermédiaire j’arriverais à reconstituer une bonne partie du puzzle familial. Peut-être aussi que je pourrais vous être utile pour apporter quelques précisions supplémentaires à vos recherches.

    Peut-être à très bientôt pour un échange par mail ou/et téléphonique.

    Très cordialement.

    Patrice PRESSNITZER

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